Blog numérique de Olivier Spiegel

19 mars 2017

Application GRAB en vacances, ca marche !

 

 Pour fuir ce froid hivernale et me préparer au printemps de cette nouvelle année, j'ai décidé pour les vacances de février de partir au soleil.  Plusieurs destinations me sont venues à l'esprit avant d'arrêter mon choix sur la Thaïlande. Un pays qui affiche des températures de 32°C au mois de février et 2 jours de pluie par mois ça sera du dépaysement assuré ! Direction Francfort am Main pour embarquer dans dans l'avion et me voilà 15 heures et une escale  plus tard dans la capitale Bangkok. La température est comme mon téléphone me l'avait annoncé, supérieure à 30°C. 

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Je me retrouve complètement perdu dans une ville de 8,3 millions d'habitants et 1,7 millions de véhicules. A la sortie de l'aéroport il y a des voituriers, des taxis, des chauffeurs de tous les genres... je me pose alors sur un banc avec mon téléphone afin d'y voir plus clair et je cherche mon hôtel avec l'application booking. Il me reste 8 kms à parcourir à pied, 7 kms en voiture ou taxi. Je choisi l'option taxi et l'application Google maps me dirige vers l'application "GRAB". Alors tout devint simple pour moi, il me reste à choisir le type de véhicule : voiture classic, SUV, minibus. On m'affiche une fourchette de prix : 550 à 670 baths pour me conduire à l'hôtel. Je clique sur ORDER et je vois sur la carte les chauffeurs autour de moi qui peuvent accepter de me conduire. Après 10 secondes un monsieur Tang accepte la commission au prix de 580 baths. Je vois sa photo, son numéro de portable, sa positon sur la carte et le temps qu'il doit parcourir pour me trouver. Comme annoncé par l'application après seulement 5 minutes il se retrouve  devant moi avec son téléphone dans la main à me dire " Monsieur OLIVIER ? ". 

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Je monte dans son taxi TOYOTA avec ma famille et on se retrouve au beau milieu de bangkok dans cette ville gigantesque avec ses tuk tuk, ses motos et voitures dans tous les sens. Avec 3 applications sur mon téléphone j'ai pu m'orienter dans ce nouveaux lieu, avoir un véhicule qui me conduit en sécurité avec un prix fixé dès le départ. Quand je voyage maintenant je pense à  faire mes valises et surtour à charger les bonnes applications dans mon smartphone...

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04 décembre 2016

Aux frontières du PIXEL : Quand le virtuel devient réalité

On a tous vu de près ou de loin l’évolution des jeux vidéos. Qui ne connait pas le personnage Mario Bross de la multinationale japonaise Nintendo ? Les premiers ordinateurs personnels, les premières consoles de jeux dans les foyers étaient un changement majeur car on pouvait tous programmer et jouer à la maison. L’ordinateur devenait un outil démocratique avec des possibilités illimitées. Ensuite Internet a permis à tous ces ordinateurs individuels de communiquer, de travailler à plusieurs et échanger du contenu. Ces échanges ont permis de créer un nouveau réseau informatique ouvert au public : le WWW (World Wide Web).

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C'est en grandissant dans cet univers des nouvelles technologies que Thomas Willaume s'est passionné pour les jeux vidéos. Lycéen il organisait en petit comité des journées « jeux vidéo » afin de pouvoir s'affronter entre copains. Faire des tournois la journée pour connaitre le champion parmi ses amis. Ces premières rencontres ont permis au groupe d’amis de se structurer sous la forme d’une association pour joueurs en réseau. Il y a deux ans est née l'association "Aux frontières du PIXEL", « le but au départ était de faire connaître les jeux vidéos et créer du lien entre les joueurs » nous indique Thomas Wuillaume. Tout est allé très vite, le succès était au rendez vous dès le premier rendez vous. Aujourd’hui lors des événements organisés par des collectivités telles que Pont-à Mousson, Maizières les Metz, Labry, Freyming Merlebach,  plusieurs centaines de participants peuvent venir pour un tournoi avec des milliers de visiteurs affluent. Avec une telle résonnance l'association doit se transformer en société et trouver des investisseurs. Il faut investir dans des employés qualifiés, des locaux qui peuvent stocker en toute sécurité le matériel informatique, des véhicules. Afin de les aider dans leur développement, la jeune société a été accueil sur le site de TCRM-Blida à Metz.  A ce jour, plus de 50 % du chiffre d'affaire est réalisé en dehors de la Lorraine. Ils sont contactés pour des animations à Brest et participe au célèbre "Paris Games Week".


 

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La trajectoire de cette start-up dans le domaine du E-Gaming (sport électronique) donne des ailes à Thomas son directeur car d'autres projets sont en cours : la création de la marque "< i>Helios Gaming" qui vient de démarrer. Un tournoi de e-gaming en 8 étapes dans le grand Est de la France. La première édition qui s'est tenue à Freyming Merlebach en octobre 2016 a réuni plus de 3000 visiteurs et 200 compétitieurs. La prochaine étape du tournoi sera le 4 février à Hauconcourt, il y a également un étape à Metz au parc des expositions le 15 mai pour marquer l’étape finale de la première edition du circuit. "Ces tournois permettront de détecter les bons gamers dans notre région et de les faire recruter par des équipes de pro" nous indique Thomas. Le secteur est en train de se professionnaliser et est en fort développement.

 

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Dans des bureaux exigus Julien Gobbi code un nouveau projet dans les tuyaux, son projet est le lancement de la start-up « Cogaming.com ». C’est une plate-forme collaborative de mise en relation de joueurs qui permet de rencontrer chez soi ou chez les autres. Le but est de recréer du lien social entre les joueurs qui étaient en contact par internet et de les rapprocher. « On a vu avec les événements Aux frontieres du pixel et le jeux Pokémon Go que les joueurs aiment se rencontrer et parler ensemble, les liens restent importants » nous confirme Julien. Le domaine du Jeux vidéo est en pleine expansion mais tout reste à créer… Vivement le prochain round J

04 novembre 2016

Des lumières dans les yeux : TRYPTIK

 

Mardi soir j’avais un rendez-vous sur le site TCRM-Blida. Vous connaissez cet ancien site d’entretien des bus TCRM? Le site composé de grands halls et  quelques bâtiments administratifs est à présent un des quatres bâtiment TOTEM pour les créateurs de start-up et autres entreprises dans des domaines innovants.

Je me suis rendu sur le site pour répondre à l’invitation d’un jeune homme passionné qui voulait me faire découvrir « sa » collection. A l’entrée du site on est accueilli par des enseignes lumineuses : une bouche rouge, une oreille jaune, un œil bleu… On perçoit rapidement le décalage entre les origines  industrielles du site et son usage actuel pour des « start-ups ». Lorsque je passe les portes rouges du premier hangar, une odeur de bois découpé et de métal chauffé m’envahit. J’arrive dans un atelier où des personnes s’affèrent à leurs constructions. Ce bâtiment loge une entreprise qui fabrique des tables, des chaises en bois, à coté je découvre un homme à l’ouvrage qui soude une structure métallique.

 

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Dans ce grand espace mon regard est rapidement attiré vers la droite où je vois des lumières clignoter. Au milieu de ses machines scintillantes et bigarrées, je découvre le jeune homme que je cherchais : David Rouby. C’est avec une certaine fierté qu’il me fait découvrir sa jeune entreprise TRYPTIK Games. Il faut revenir à l’enfance de ce quarantenaire pour comprendre son parcours et cette passion. Sa grand-mère était la patronne du célèbre café « Le Rond Point » à Metz. A l’âge de 10 ans il a vu entrer dans le bar de sa grand-mère la première borne d’arcade : PACMAN. Le succès fut immédiat, les autres bornes ont suivi, les flippers également. Tout le monde a mis au moins une pièce dans ces machines pour jouer une partie. Qui n’a pas vécu cette frustration de ne pas avoir une dernière pièce à glisser dans ses machines pour battre son meilleur score ou fini une partie! Dans les années 80 fort du succès de PACMAN de nouveaux jeux  sont apparus : SPACE INVADERS, DONKEY KONG… Ensuite arrivèrent les nouvelles générations dans les années 90 : Les bornes d’arcade à  jouer à deux avec un jeu incontournable : STREET FIGHTER, les consoles cocktails en forme de table pour jouer face à face. A coté des bornes d’arcades et des flippers il y a également des empilements de circuit imprimés, des anciennes consoles de jeux vidéos Commodore 64, Amiga, des Amstrad 6128, des disquettes 3,5 pouces, 5 pouces 1/4. Je découvre un Apple IIC dans un carton, juste à coté de la première console de jeux « avec écran », la VECTREX (au début des consoles de jeux il fallait toujours partager la télévision avec ses parents.) La technologie évolue mais le plaisir reste intact. Ces machines font également partie de sa collection personnelle, elles sont la continuité naturelle des bornes d’arcades. C’est dans ce passé que David Rouby nous plonge avec sa collection qui grandit de jour en jour. On se dirige naturellement vers les bornes pour jouer comme autrefois. La magie de ces jeux est que les parents peuvent jouer avec leurs enfants et leur faire revivre leurs premiers frissons du jeu !

 

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La folie des bornes d’arcades est bien réelle car il devient difficile aujourd'huid’acheter des bornes même en mauvais état. Les dernières bornes dénichées sur Internet proviennent d’une discothèque située en Allemagne qui étaient restée 15 ans « dans leur jus ». Selon David : «  Il faut compter jusqu'à une semaine de travail pour remettre en service une borne d’arcade ». Maintenant que le parc de TRYPTIK est d’une vingtaine de bornes la société propose d’animer des événements pour que les convives puissent profiter de ses jeux. Il y a quelques mois une banque luxembourgeoise a loué toutes ces machines pour la fête annuelle de la société. Des particuliers louent également des jeux pour rendre des anniversaires plus « fun ». La ville de Metz profite également de ces machines pour offrir un moment de détente aux nostalgiques. Les messins peuvent également se replonger dans leur enfance lors d’animations organisées par TRYPTIK et la ville de METZ : SUMMER OF ARCADE. Comme la madeleine de Proust a remis le petit Marcel devant les fourneaux de sa tante Léonie, les jeux d'arcades nous rappellent ces bistrots remplis de fumée avec les clients accoudés au bar en train de boire de grandes choppes de bière Amos…

 

20 juillet 2016

DECOGEEK : Apprendre en s’amusant

 

 

Le week-end de juin s'est tenu à Metz Blida le salon des E-Mackers, un salon dédié aux inventeurs et créateurs 2.0. Lors de cette manifestation originale, on a pu voir des inventeurs de machines originales tels qu’un panier à œufs mécanique, des dessinateurs créateurs d'objets en 3D. Il y avait au fond de la salle des bénévoles qui réparaient des objets cassés : soudure d'un casque audio, remplacement d'un disque dur sur un PC….. 

 

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Dans une allée à côté d'un photomaton, mon œil est attiré par un objet connu de tous : une énorme manette Nintendo. Je m'approche pour voir comment cet objet est fait. Je me retrouve face à Yannick Neuvillers, le créateur de ce superbe objet. Il s'agit en fait d'une table basse fabriquée par ce jeune homme habile. Yannick commence à m'expliquer son projet : apprendre aux internautes à fabriquer des objets avec des vidéos mais avec une bonne dose d'humour ! Avec sa formation de menuisier, Yannick maitrise le travail du bois et ne manque pas d'imagination. Sa culture geek lui permet de reprendre des objets 2.0 et de les transformer en objets du quotidien: une table, une étagère...

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A côté de ses créations je découvre ses vidéos qui expliquent comment faire seul ces objets : un cube de Mario, une table basse NES, une boîte à chat.... les vidéos de qualité professionnelle sont complétées par les infographies de Jérémy Weigel qui n’en est pas à son coup d'essai. Il est déjà le réalisateur de la Web-série SERIAL GAMER. Sébastien Burgeat a composé la musique du générique. C’est une véritable équipe complémentaire qui a déjà 6 tutoriels à son actif (une septième en cours de réalisation…). Ces vidéos ont une véritable identité graphique et un style déjà affirmé.  Le concept est bien en place et le travail est très bon. Un site internet vient compléter ce travail : www.decogeek.tv

Le trio veut à présent développer ce travail et se faire connaître.  Fabriquer des objets et réaliser des vidéos oui, mais en faire son métier serait la première étape. Les créations également à la demande : vous avez une table à transformer ou une idée à mettre en oeuvre, DECOGEEK se chargera de le faire! Le financement de leur projet est participatif pour le moment, sur le site tipeee.com. Un partenariat avec une enseigne de bricolage, des sponsors avec des fabricants de jeux vidéo, des investisseurs .... l'évolution de ce projet est à portée de clic, il reste maintenant à se faire connaître et la machine est lancée. ...

photo fin fabrication 

 

Chaine YOUTUBE : DECOGEEK

Facebook : decogeek

 

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27 juin 2016

Blockchain : La nouvelle révolution ?

La blockchain est annoncée comme une innovation majeure, cette technologie doit révolutionner de multiples champs économiques et sociaux. Le fondement de cette innovation repose sur l’idée d’une distribution d’informations sécurisée, fiable et libre sans organe central de contrôle. On a du mal à voir les utilisations possibles de cette nouvelle invention, mais elles existent déjà ! Sommes-nous face à un nouveau bouleversement des échanges d’information ou juste une nouvelle technologie des réseaux numériques? Ces chaînes de données vont-elles avoir un impact sur les systèmes d’échanges d’actifs, sur la validation de contrats et sur les registres actuels? La Blockchain est-elle juste un mirage passager, une simple écriture comptable ou la nouvelle mémoire collective inaltérable ?

 

 

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Qu’est-ce que la blockchain ?

 

La première blockchain a vu le jour en 2008 avec la monnaie numérique bitcoin, développée par Satoshi Nakamoto (pseudonyme). Lors de la création de la monnaie électronique BITCOIN, la blockchain était uniquement l’architecture sous-jacente, un simple outil pour utiliser la monnaie électronique. A présent, la blockchain est en train de monter en puissance. De nombreux acteurs (entreprises, gouvernements, startup, etc) envisagent l’utilisation de cette technologie pour d’autres cas que la monnaie numérique.

 

La blockchain repose sur un principe simple qui peut s’appliquer à toutes les données échangées via des réseaux informatiques. Il s’agit d’une technologie de stockage et de transmission d’informations, ouverte, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle.

 

Imaginez qu'au centre de chaque ville ou village on installe un très grand cahier, que librement et gratuitement, tout le monde puisse le lire ou écrire dessus, mais qu’il soit impossible à effacer à  detruire.

Une blockchain publique dans laquelle on peut consigner des accords, des titres de propriétés, des transactions, la description de découvertes, partager ses idées, tout en ayant la garantie que le message ne sera pas falsifié ou supprimé. Une fois entrée, l’information ne peut jamais être écrasée. Ainsi, la blockchain du bitcoin contient un enregistrement certain et vérifiable de la moindre transaction bitcoin jamais réalisée.

 

Ce système permet en effet aux gens de connaître tout ce qui se produit dans le monde digital, et ce avec certitude. Aujourd’hui, chaque interaction que vous avez en ligne repose sur une autorité centrale de confiance. Avec les blockchains la validation des données se fait directement dans la chaine car elle est inaltérable. Pour reprendre l’analogie du très grand cahier disponible dans les villes, les utilisateurs peuvent le lire et ajouter des informations librement sans avoir besoin d’une autorité centrale. Peu importe ce que vous faites en ligne, vous faites confiance à quelqu’un pour vous dire la vérité – que ce soit votre banque lorsqu’elle vous donne votre relevé de compte, votre service de messagerie emails lorsqu’il vous dit que votre message a bien été envoyé, ou votre logiciel antivirus lorsqu’il vous informe que tout est sous contrôle ce qui en réalité est source de risque.

 

La blockchain contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette masse d’information est sécurisée et distribuée : elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne. L’absence d’un organisme central de contrôle est la clé de cette révolution : un réseau de données sécurisées qui est accessible à tous gratuitement. Les blockchains peuvent être publiques, ouvertes à tous, et privées, avec un accès et une utilisation limitées à un certain nombre d’acteurs.

 

 

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Le potentiel de la blockchain 

Le fait d’avoir une architecture décentralisée de la blockchain, couplée avec la sécurité et la transparence, permet une utilisation bien plus large que celle du domaine monétaire initial avec la monnaie des Bitcoins.

 

Les champs d’exploitation sont immenses, des blockchains pourraient remplacer la plupart des « tiers de confiance » centralisés actuels (métiers de banques, notaires, cadastre,…) par des chaines d’informations distribuées.

 

L’utilisation de la blockchain peut se décliner sous plusieurs domaines :

  • Les transferts d’actifs monétaires, titres financiers, votes, actions, obligations…
  • Les inscriptions de registre : la blockchain assure ainsi la traçabilité des objets et des actifs.
  • Les smart contracts : il s’agit de programmes autonomes qui exécutent automatiquement les conditions et termes d’un contrat, sans nécessiter d’intervention humaine une fois démarrés.

 

 

 

Des applications encore à dessiner

Une utilisation majeure du blockchain pourrait être les « contrats intelligents ». Vous pouvez vous appuyer sur un réseau décentralisé pour confirmer qu’un contrat de n’importe quelle sorte a bien été exécutée correctement (ou même pour l’exécuter automatiquement), sans révéler la moindre information confidentielle à propos des parties prenantes ou de la transaction. La startup “Ethereum” s’est lancée en 2016 sur ce créneau, elle a construit un langage qui permet la validation de contrat ou transaction. Les implications pour des transactions transparentes et en confiance sont énormes.

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Le monde de la finance commence à mesurer la puissance de cette nouvelle technologie qui a suppléé les débuts avec quelques “technos” du bitcoin. L’Estonie, qui sécurise la plupart de son infrastructure bancaire avec une blockchain, se targue d’avoir le taux de fraude à la carte bancaire le plus bas de toute la zone euro. Et Des startups comme Bitreserve permettent des transactions complètement gratuites avec de la monnaie en ligne, sans la volatilité et le risque associés au bitcoin.

On peut même extrapoler et décliner les blockchains dans d’autres domaines : utilisons la blockchain pour les données médicales, les votes, les titres de propriété, les certificats de mariage, les poursuites judiciaires… Chaque ensemble de données et chaque transaction digitale pourraient être incormporés. Ainsi un audit du chemin parcouru par chaque évènement digital peut être très facilement mis en place, sans mettre en danger la vie privée des individus.

 

 

Si le potentiel de la blockchain est exploité, cela introduirait un niveau de démocratie et de “vérité” objective dans le monde digital face auquel même le monde physique ne pourrait rivaliser. Une mémoire collective et fiable dans laquelle tout le monde pourra ajouter gratuitement des informations. Cette technologie va permettre de sécuriser des informations et fournir une fiabilité une traçabilité comme jamais cela n’a existé. Bien évidemment, ces promesses ne sont pas exemptes de défis et de limites, qu’elles soient économiques, juridiques ou de gouvernance. Nous sommes au début de cette technologie blockchainet son utilisations reste à construire.

 

 

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13 juin 2016

Ma nouvelle Montre ;-)

 

Pour mon dernier jour de travail mes (ex-)collègues m’ont offert le cadeau tendance du moment. L’objet que tout le monde va porter dans les années à venir, l’objet dont personne ne va pouvoir se passer : Une montre connectée. Il y a 20 ans ont a vu apparaitre les premiers téléphones portables. Les téléphones et autres Smartphones sont à présent rentrés dans notre quotidien. Ce phénomène va également se produire avec les montres connectées. Pourquoi devoir sortir son téléphone dans la main toute la journée si on peut avoir les mêmes fonctions au poignet ? Aprés les montres de poche, les montres-bracelets, les montres à quartz, la montre calculatrice on passe à la montre connectée : la fusion d’une montre et d’un Smartphone.

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On peut trouver des montres connectées pour les sportifs avec le rythme cardiaque, le nombre de pas parcourus dans la journée, les calories consommées, la position GPS. Un véritable coach qui est en permanence avec nous, toujours là pour nous indiquer notre état de forme et à nous encourager lors d’un footing. Il y a aussi la montre connectée pour les geeks hyperconnectés avec des applications pour communiquer à tous moments. Envoyer et lire un SMS avec sa montre, prendre une photo et la diffuser sur Snapchat, se déplacer en écoutant sa playlist avec Milk Music sur son casque bluetooh, jouer à quelques jeux comme Flappy Bird. Les adpets du look bien fini trouveront également leur bonheur avec des montres rondes mêlant design, sobriété, qualité et qui accrochent le regard. Un boîtier en acier ou metal poly, pas trop épais, un bracelet en caoutchouc confortable et surtout un look futuriste et branché J

 

 

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 Pour répondre à cette nouvelle concurence, les horlogers Suisses ne restent pas sans réagir. L’horloger TAG HEUER qui fabrique des montres depuis 1860, qui a inventé la montre Monaco portée par Steve McQueen en 1971 vient de lancer sa montre connectée : tagheuerconnected.com. Le design classique d’un horloger Suisse pour une montre de haute technologie. Ainsi la boucle est bouclée, des fabriquants d’ordinateurs et des horlogers suisses qui se concurencent pour inventer un produit incontournable dans notre futur : La montre connectée.

Olivier SPIEGEL 

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Article Publié dans le journal "La Semaine" le 6 Juin 2016
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08 mai 2016

Le label #FRENCHTECH, juste de la COM ?

 

Lors de la seconde vague de labellisation le jeudi 25 Juin 2015 la secrétaire d'état au numérique, Axelle Lemaire, a attribuéle label « Métropole French Tech » au sillon Lorrain (Thionville, Metz, Nancy, Epinal). Cette vague comprend un nombre restreint de lauréats et clôture pour une période de 3 ans le dispositif d’identification et de labellisation des écosystèmes de startups dynamiques et matures à travers la France. En novembre 2014, lors de la première vague de labellisation, 9 écosystèmes avaient été concernés : Lille, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Aix-Marseille, Grenoble, Nantes, Rennes, Montpellier.

En attribuant le label French Tech à des écosystèmes numériques, la ministre espère faire des jeunes entreprises innovantes des acteurs incontournables de l’économie française au même titre que les grands groupes. « Nous voulons valoriser les start-up. Jusqu’ici, ces jeunes entreprises à forte croissance n’entraient pas dans les catégories traditionnelles des interlocuteurs de l’administration. Or les entrepreneurs sont souvent trop petits ou trop seuls pour peser. Faire partie d’un écosystème facilite l’accès au financement, à la commande publique et privée, qui permettent de faire croître leur start-up. Or on sait que 68 % des emplois créés tous les ans le sont par 8 % seulement des entreprises. » 

L’objectif final reste tout de même l’international : faire venir les investisseurs, mais aussi les talents, afin que la production s’exporte mais que les entreprises restent en France !

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Peut-on dire que le label FRENCH TECH rempli son rôle ? Cette démarche sera-t-elle suffisante pour atteindre l’objectif visé et favoriser la croissance des startups françaises ?

 

La Banque Publique d'Investissement va dépenser  200 millions d’euros, dans le but de faire passer un message : « La France est une puissance technologique ! »  La question que l’on est en droit de se poser est : avez-vous déjà entendu parler d'un label « English Tech » ? « German Tech » ? « Luxemburg Tech » ? Non ? Ces pays sont pourtant des puissances technologiques exportatrices supérieures à la France. On peut exceller sur le plan technologique comme l’Allemagne ou être attractif comme le Luxembourg sans pour autant que l'État ne décerne un Label.  Est-ce le rôle d’un ministre d’être le « community manager » des start-up Françaises ? Le gouvernement français utilise donc de l'argent public pour créer et animer un label en voulant représenter toutes les start-up de l'Hexagone et d'Outre-Mer.

 

Communiquer aux autres pays que nos jeunes pousses technologiques sont les meilleures, peut être pris pour de l’arrogance par les investisseurs. Si nos start-up nécessitent un label pour être promues, il y a peut-être anguille sous roche : « A Luxembourg ou à Londres les investisseurs investissent, alors qu’à Paris, l'État décerne des récompenses aux start-up… »

Le label étatique « French Tech » démontre que les pouvoirs publics investissent dans la communication plutôt que dans des réformes pour faciliter et encourager l’entreprenariat. Des exemples tel que Xavier NIEL(Free) ou Frédéric Mazzella (BlaBlaCar) ne sont-ils pas un Label de réussite et d’excellence pour les startups Françaises à eux seuls ?

Le résultat est sans appel, la France perd deux places dans le classement DESI (Digital Economy & Society Index) de la Commission européenne et arrive ainsi à la 16e place cette année, derrière l'Espagne, l'Allemagne et la Grande-Bretagne.

Résultat, la France se retrouve avec un indice DESI inférieur à la moyenne des 28 pays membres de l'Union Européenne cette année (0,51 contre 0,52). «La France a perdu sa position en termes de connectivité, de capital humain, et de services publics numériques», écrivent les rapporteurs de la DESI.

 

La France fait donc moins bien que la moyenne de l'UE en matière de connectivité, bien que 71% des ménages français disposent d'une offre de haut débit fixe, selon les données du DESI. En termes de capital humain, la France perd également deux places (passant de la 10e à la 12e place). C’est également le cas pour les services publics numériques.

 

La France gagne cependant 3 places en matière d'intégration des technologies numériques. Le champion du progrès numérique pour 2016 est le Danemark. Il est suivi par les Pays-Bas, la Suède et la Finlande qui occupent les trois premières places du classement. Arrivent ensuite la Belgique, le Royaume-Uni, l'Estonie et l'Irlande.

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La France est-elle toujours dans la course ?

 

La France progresse, mais trop lentement. Il ne faut pas céder à l’autosatisfaction. Si nous voulons rattraper le Japon, les États-Unis et la Corée du Sud, il nous faut agir avec des réformes en profondeur. Clamer que nous sommes des champions relève de la méthode Couet mais ne va pas nous faire gagner face à la concurrence internationale du numérique.

Günther Oettinger a révélé les faiblesses de le France et de l’Europe dans une étude  sur le «progrès numérique». L'Europe y révélait ses lacunes en matière d'«intégration des technologies digitales» et de «l'utilisation d'Internet». En 2015, la Commission européenne promettait aussi l'instauration d'un «marché unique du numérique» afin de rendre les entreprises européennes plus compétitives. La volonté politique sera l’essence de cette évolution, les solutions sont connues mais il faut le courage politique pour enclencher cette mutation de l’économie et de la société au sens large. Le «capital humain» dont les acteurs économique ont besoin existe, il reste maintenant à le valoriser. 

 

Olivier Spiegel, ingénieur des Arts et Métiers.

Mail : Olivier.spiegel@gmail.com
Twitter : @ospiegel57

Article publié dans la revue C'EST DEMAIN Avril 2016

20 avril 2016

Des recordmans du monde à #BLIDA! : MAMYTWINK

 

 

C’est dans une petite salle exiguë remplie de cameras, lampes et d’ordinateurs que travaille ce trio plein de talent : Florian alias Mamytwink, Julien alias Zecharia et François ! Excusez du peu, ils ont un titre de recordman du monde dans le Guiness Book : Ils possèdent le plus long tour de cartes sur Hearthsone avec 45 heures. C’est à force de travail et de sérieux que notre trio a gagné sa notoriété sur YOUTUBE et dans la communauté des gamers. Florian qui incarne le personnage de MAMYTWINK a commencé les vidéos en 2008, deux années plus tard il rencontre François qui se charge maintenant de monter les vidéos. En 2013 C’est Julien qui vient compléter le trio avec son savoir-faire en création graphique et intégration de site Internet.

 

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Passionnés des Jeux WARCRAFT et HEARTHSTONE ils ont pour slogan : « Inutile donc indispensable ». Leur travail est suivi : 108.000 abonnés, 1 million de vidéos vues sur YOUTUBE par mois, 5 millions de pages vues sur leur site Internet tous les mois. Leurs diffusions sont régulières à raison de deux vidéos par semaine. Les chiffres sont impressionnants car leur production est de qualité : des passionnés qui maitrisent la communication avec une bonne dose de créativité ! C’est leur recette du succès. Je vous invite à regarder leur site internet : http://www.hearthstone-decks.com/deck 

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08 avril 2016

Je me lance !

 

Cela fait maintenant 9 ans que je travaille  dans la même entreprise. Le même manager, le même bureau et peu de nouveaux visages dans les couloirs... La routine de ces dernières années a entamé ma motivation, le plaisir de solutionner des problèmes. Le plaisir de découvrir et d'apprendre tous les jours n'est plus présent dans mon quotidien, le temps a eu son effet...

En regardant machinalement mon compte Facebook, comme tous les matins, je tombe dans mon fil d'actualités sur un événement  : "Startup Weekend à METZ". Monter sa boite en 54 heures! La décision est prise en un quart de seconde, je vais participer à cet événement et me lancer dans l'aventure du numérique!

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Je me rends le vendredi 26 février sur le site #TCRMBLIDA. Je me retrouve parmis une quarantaine de participants plus ou moins jeunes. Certains ont déjà des projets à concrétiser : une application pour trouver un restaurant en 2 minutes,un site de vente d'oeuvres d'Art, un jeu de capture d'avatar, l'ouverture d'un e-bar, un site sur les plantes, un site de colocation... On fait à tour de rôle un pitch sur notre projet et nos compétences. Le soir même on doit sélectionner 7 projets, former les équipes et commencer rapidement à travailler ensemble. On rencontre  les coachs qui sont là pour nous aider à structurer notre création de startup. La marathon créatif est en route!

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Je décide de rejoindre l'équipe d' Olivier qui a pour ambition d'ouvrir un E-Bar à #Metz. Nous sommes suivi par trois copins de la fac de Metz, ils étudient l'art du spectacle, des compétences complémentaires. Le bar doit contenir des écrans géants, des jeux vidéos en direct, des parties en réseau. On peut boire un verre, regarder des jeux en live, faire une partie en réseau avec des amis. C'est un nouveau concept de bar 2.0 à inventer.  Nos voisins sont en train de créer un site internet pour trouver des colocataires par affinité, d'autres vont construire un site pour vendre des oeuvres d'art en ligne. L'idée est bonne, très bonne... A la fin du week end ce sont nos voisins avec le projet LINKART qui remportent le prix du jury. On va suivre leur évolution... Le marché de l'art va t-il se faire Uberiser?

22 février 2016

Une loi sur le numérique V2.0 : #CONTRIBUER

  

Les mutations dans le domaine du numérique ont rendus indispensable la mise à jour de la législation en France. Dans le domaine d’Internet on trouve ces nouvelles sociétés qui sont dans un vide juridique et qui attendent des lois pour encadrer leur activité. On a tous à l’esprit la société UBER qui a vampirisé en quelques semaines le marché des taxis. Afin de donner une longueur d’avance à la France dans le domaine du numérique, une nouvelle loi 2.0 doit accompagner et encadrer les nouvelles pratiques d’Internet, du partage et de la protection des données personnelles… Axelle Lemaire, Secrétaire d’état chargée du Numérique, souhaite adopter une approche progressiste, pour renforcer les droits des utilisateurs dans le monde numérique. Les objectifs sont clairs : Liberté accrue pour la circulation des données et du savoir, Egalité de droits pour les usagers du net, Fraternité, pour une société numérique ouverte à tous.

 

Que contient le projet de loi numérique ?

Les sujets sont relativement variés. Le texte est composé de 41 articles dont l’inscription du principe de neutralité du Net, des nouvelles obligations à l’encontre des géants du Net, principe d’ouverture « par défaut » des données publiques, renforcement des pouvoirs de la CNIL et de la CADA, droit à l’oubli pour les mineurs, etc.

Les domaines abordés sont vastes ce qui montre le retard pris par la France et le décalage entre l’économie numérique et la législation qui n’a pas le même rythme.

 

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Il s’organise autour de trois axes :

 

Favoriser la circulation des données et du savoir :

     - renforcer et élargir l’ouverture des données publiques ;
     - créer un service public de la donnée ;
     - introduire la notion de données d’intérêt général, pour permettre leur réutilisation par tous ;
     - développer l’économie du savoir et de la connaissance.

 

Œuvrer pour la protection des individus dans la société du numérique :

     - favoriser un environnement ouvert en affirmant le principe de neutralité des réseaux et de portabilité des données ;
     - établir un principe de loyauté des plateformes de services numériques ;
     - introduire de nouveaux droits pour les individus dans le monde numérique, en matière de données personnelles et d’accès aux services numériques.

 

Garantir l’accès au numérique pour tous :

     - en favorisant l’accessibilité aux services numériques publics ;
     - en facilitant l’accès au numérique par les personnes handicapées ;
     - en maintenant la connexion internet pour les personnes les plus démunies.

 

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#contribuer à cette loi ?

 

Pour élaborer cette loi, une plateforme participative a été mise à disposition des internautes fin septembre. Le projet de loi pour une "République numérique" est lancé avec une première étape consultative, afin que ces derniers puissent faire part de leurs avis (modifications, ajouts de nouveaux articles...). Le dispositif est inédit en France. Pour la première fois, un projet de loi est soumis à consultation et avis du grand public après son élaboration.

Cette consultation a été un succès incontestable : au total, ce sont 21 330 contributeurs qui ont voté près de 150 000 fois et déposé plus de 8500 arguments, amendements et propositions de nouveaux articles sur le site republique-numerique.fr. Les 30 articles du texte initial ont été reçus très favorablement dans leur ensemble, avec près de 75% de votes positifs en moyenne. Le gouvernement parle pour cet exercice « d’intelligence collective » pour l’amélioration de son texte.

Un travail de recensement et d’arbitrage a suivi la période de consultation. Au final 90 contributions, 10 nouveaux articles dont 5 directement issus de la consultation ont été intégrés. Plusieurs articles ont été ajoutés ou sensiblement modifiés, conformément aux souhaits de certains participants : droit à l’auto-hébergement, renforcement des pouvoirs de la CADA, davantage de précision dans la définition de la neutralité du Net, promotion des technologies de chiffrement par la CNIL, possibilité pour cette dernière d’obliger une société épinglée à prévenir les victimes de son manquement à la loi Informatique et Libertés, etc. Force est de constater que la plupart des propositions des internautes sont aujourd’hui absentes du texte gouvernemental : priorité à accorder aux logiciels libres, ouverture du code source des logiciels développés par l’État, actions de groupe pour les litiges « numériques », création d’un registre gouvernemental de lobbyistes, maintien des cabines téléphoniques... Il faut cependant souligner cette belle initiative de consultation qui est une première en France.

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Quelle est la suite pour ce projet de loi ?

Pour le moment, c’est difficile à dire... À Bercy, on affirme que le texte a vocation à être définitivement adopté d’ici l'été 2016 par les deux chambres. Cette hypothèse paraît cependant très peu probable au regard du retard pris par ce projet de loi, ainsi que de son épaisseur...

Ce projet de loi doit encore parcourir du terrain. La mise sur l’agenda politique est acquise, il a été examiné par le Conseil d’État le 6 novembre 2015. Les 30 articles de départ sont à présent 41 après le passage devant les sages. D’autres autorités administratives de type CNIL et ARCEP ont également pu consulter et modifier le projet de loi. Une version finalisée de la loi « Pour une République numérique » est passée le 9 décembre en Conseil des ministres. C’est cette nouvelle version qui sera examinée par l'Assemblée nationale, normalement à partir de mi-janvier en séance publique. Le projet de loi va à présent passer dans les mains du député Luc Belot qui sera le rapporteur à l’Assemblée Nationale.

Ce projet de loi risque encore de bouger suite aux débats parlementaires. Non seulement les députés et sénateurs auront tout le loisir d’amender ses dispositions, mais en plus ils pourront ajouter de nouveaux articles en lien avec le numérique. On voit souvent entre le dépôt d’un texte à l’Assemblée nationale (ou au Sénat) et sa promulgation, les modifications dépassent régulièrement les 50 % – même s’il s’agit parfois de changements cosmétiques….

 

 Mail : Olivier.spiegel@gmail.com

Twitter : @ospiegel57